Fondée le 1er juin 1960, l'École de criminologie de l'Université de Montréal est la seule école de criminologie au Québec. Première au Canada, elle suit la création, dans les années 1950, de l'École de criminologie de l'Université de Berkeley en Californie. Depuis cette époque, une centaine d'autres écoles ou départements enseignant la criminologie ont vu le jour, dont sept au Canada : Toronto (1963), Ottawa (1968), Vancouver (1974), Edmonton (1975), Winnipeg (1980), Régina (1982) et Halifax (1985).
C'est grâce à l'initiative du professeur Denis Szabo, d'origine hongroise et diplômé de l'Université de Louvain (Belgique) en sociologie, que l'École a vu le jour. Celui-ci sera rapidement rejoint par le professeur Marcel Fréchette, diplômé de l'Université de Montréal en psychologie. Les enseignements sont alors conçus comme un complément d'études (de niveau maîtrise) pour les praticiens de la police, du tribunal ou de la prison et les étudiants en service social, sociologie, psychologie, droit, médecine... La professeure Marie-Andrée Bertrand, travaillant en parallèle pour le Tribunal de la jeunesse, a fait partie du premier groupe d'étudiants admis à l’École de criminologie de l’U.de M. Par la suite, l'École allait conquérir son entière autonomie avec la création du programme de doctorat, en 1964 et, surtout, avec la création du programme de baccalauréat en 1967. Devenue école professionnelle avec l'instauration de stages au baccalauréat, en 1970, et à la maîtrise, en 1991, les enseignements de l'École de criminologie s’articulent autour des deux approches de base originelles : la sociologie criminelle et la psychologie dans un contexte de droit pénal.
S'il est difficile de retracer le premier bachelier de l'École (ils étaient déjà une centaine), le premier docteur est plus facile à identifier — ils sont beaucoup plus rares. Il s’agit du professeur Ezzat Fattah, un juge d'origine égyptienne, promu en 1968. Dès son origine, l'École a développé une large politique d'ouverture quant aux champs d'intérêt de ses professeurs et à l'accueil des étudiants étrangers. Cette politique est toujours d'actualité grâce à des programmes d'échange, notamment avec l'Université de Louvain en Belgique et au programme d'été «Globus programme» permettant l'accueil d'étudiants étrangers et de professeurs invités.
Les directeurs qui se sont succédés à la tête de l'École, suite à Denis Szabo (1960-1970), sont André Normandeau (1970-1979); Jean Trépanier (1979-1983); Pierre Landreville (1983-1991); Maurice Cusson (1991-1995); Guy Lemire (1995-2001); Maurice Cusson (2001-2003), Pierre Landreville (2003-2005), Jean Proulx (2005-2009) et Marie-Marthe Cousineau (intérim 2009-2010).
L'École de criminologie a diplômé plus de 3700 personnes depuis 1960, soit :
Peut-être ferez-vous bientôt partie des futurs diplômés de l ’École de criminologie
de l’Université
de Montréal, rejoignant bientôt les rangs du nombre grandissant d'étudiants gradués aux
cycles supérieurs au cours de la décennie 2000.
Les champs d'activités ouverts aux criminologues détenant une maîtrise sont très proches des champs traditionnels d'intervention clinique et d'analyse criminologique. Cependant, les emplois en analyse, en recherche et en élaboration des politiques leur sont souvent réservés. Quant aux docteurs, si les domaines de l'enseignement et de la recherche universitaires sont ceux qu’ils privilégient, ils sont aussi, en raison de leur haute spécialisation, appelés à conseiller les différents organismes de recherche et des milieux de pratique traditionnels, gouvernementaux ou privés. Leur collaboration est souvent recherchée sur un plan international pour des projets ou programmes d’envergure.
Pour commentaires ou information : criminologie@umontreal.ca
Page mise à jour le
26-07-2010
École de criminologie - FAS / Université de Montréal